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Construire vert – La pollution de l’air serait-elle moteur d’innovation?

It’s back  ! Par rapport à cette nouvelle période de pollution, la mairie de Paris a (de nouveau) prévu la gratuité du stationnement résidentiel. Anne Hidalgo appelle également (de nouveau) les automobilistes à privilégier les transports en commun.

En cause l’anticyclone qui est de retour sur la France. Depuis hier, la qualité de l’air s’est de nouveau dégradée gravement. Les polluants (particules fines et dioxydes d’azote) se retrouvent pris au piège sous cet anticyclone et l’absence de vent ne permet pas de disperser cette pollution stagnante. Un phénomène notamment lié à la persistance des faibles températures, l’air froid se retrouve bloqué au niveau du sol, ce phénomène d’inversion thermique apparaît normalement en hiver.

Paris a déjà subi ce phénomène le 19 mars 2015 et avait obtenu le trophée de la ville la plus polluée du monde ce jour même. Nous rapprochant dangereusement des conditions que les habitants des grandes villes chinoises subissent chaque jour.

Hier, un épisode de pollution atmosphérique avec une alerte sur plus de 100 km2 en d’Île-de-France a été constaté. En cause les particules fines PM10 (notées PM pour particule matte – matière en particules). Ce sont des particules en suspension de taille inférieure à 10 μm (micromètre), soit de la taille d’une cellule. Ces particules peuvent pénétrer facilement dans nos poumons dus à leur taille très réduite.

Une étude a montré que l’impact sur la santé des citoyens européens  représentait actuellement une perte de neuf mois d’espérance de vie.

Quelles solutions dans le domaine de la construction (à long terme) avons-nous pour pallier ce problème de façon durable ?

L’intégration des plantes dans la conception de gratte-ciel semble une solution réalisable, cette idée est développée depuis plusieurs années par de nombreux architectes. Introduire des espaces verts et des plantes dans les gratte-ciel permettrait notamment une amélioration notable de la qualité de l’environnement, de la dépense énergique des bâtiments, et de la vie en société.

Quelles sont les différentes possibilités qui s’offrent à nous ?

 

  • La toiture végétalisée
  • Le mur vert
  • Les biofiltres
  • Les espaces verts intérieurs

La toiture végétalisée pourrait, par exemple, permettre de réduire de 50%  la charge de refroidissement; les murs végétalisés pourraient réduire de 10 degrés centigrades la température intérieure, alors que les autres solutions permettraient d’améliorer la qualité de l’air intérieure d’environ 60%.

Un exemple concret, ce sont les immeubles qui poussent comme des arbres à Milan. Construit pour contenir à proportion équivalente le même nombre de végétaux que d’habitants. La végétation s’étale sur près de 1hectare sur l’ensemble des 27 étages que contiennent les bâtiments. Le projet « BioMilano » pourrait servir d’exemple pour transformer nos villes vers des villes vertes et prenant en compte le changement climatique.

La question primordiale qui inquiète est le problème du coût supplémentaire

Une étude montre que le coût moyen d’une telle installation correspond seulement une hausse de 5% du cout moyen de construction par rapport à un logement équivalent. Les architectes commencent à peine à concevoir des bâtiments prenant en compte cette problématique de la qualité de l’air. Il serait temps de prendre le mal à la racine.

Aujourd’hui, si la pollution persiste les vélib’ et autolib’ devraient être gratuits pendant une heure. Et en cas d’alerte, la mairie de Paris réclamera la circulation alternée. Ce sera alors à l’État de trancher.

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